PAC: human rights, human security, sustainable development Canadian and African civil society organizations working together on issues of human rights, human security and sustainable development Partnership Africa Canada
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Aperçu du programme

Secteurs d'étude
  Sierra Leone
  Afrique de l'Ouest
  Congo/Afrique
    centrale
  Afrique australe
  Centres de
    commerce,de taille
    et de polissage
  Responsabilité des
     sociétés


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Étude d'intégration sur les questions reliées à la responsabilité des sociétés et au rôle des programmes économiques dans les conflits civils

Ce projet comprend un volet d'intégration qui tirera les leçons des autres études au fur et à mesure qu'elles paraîtront et que s'établiront leurs rapports avec la question générale des programmes économiques dans les conflits civils. Il examinera aussi les questions reliées à l'investissement étranger dans les zones de conflit ainsi qu'au rôle légitime du secteur privé dans la protection des investissements dans les zones où la sécurité se détériore. Les travaux entrepris dans le cadre de cette étude engageront les gouvernements, les entreprises du secteur privé et les organismes de réglementation des investissements dans des discussions sur des activités de sensibilisation, d'élaboration de politiques et sur le rôle des codes de conduite.

Les particuliers, les sociétés et les organisations qui se sont intéressés à la question des diamants de guerre au cours des deux dernières années se sont étonnés et réjouis des progrès réalisés à ce jour. On a donné suite, du moins en partie, à bon nombre des principales recommandations de Au cœur du problème et l'on réalise des progrès concernant les systèmes, les garanties, les organismes de réglementation et les mesures politiques, qui vont bien au-delà de ce que la plupart des critiques avaient espéré seulement six mois auparavant. Les raisons du déblocage et de sa vitesse sont peut-être évidentes maintenant, bien qu'il n'était pas facile de les prévoir :

  • Avec la publication de Au cœur du problème, les « diamants de guerre » sont devenus un sujet d'actualité incontournable à l'échelle internationale. Le premier rapport du groupe d'experts de l'ONU sur l'Angola (Mars 2000)en a remis, et les attaques du RUF en mai 2000 ont fait passer le sujet des pages d'intérêt général aux grandes manchettes;

  • Les ONG en cause - Global Witness et PAC tout d'abord, et d'autres par la suite – étaient tenaces et savaient traiter avec les médias, mais elles étaient prêtes à engager l'industrie du diamant dans un dialogue constructif lorsque l'occasion s'est présentée. Cela a transformé un climat d'accusations mutuelles et de dénégation en un débat plus constructif;

  • L'industrie du diamant, craignant les conséquences d'une campagne auprès des consommateurs, a écouté les critiques et a pris des mesures;

  • Les diamants sont une ressource importante pour de nombreux pays, et plusieurs gouvernements, dirigés par l'Afrique du Sud, ont également commencé à prendre des mesures avant qu'une industrie qui crée de l'emploi et verse des impôts considérables ne subisse des dommages.

Il reste évidemment beaucoup à faire. Il faut créer des conseils, et élaborer et appliquer des processus de certification et des lois. Cela prendra à la fois du temps et un dialogue constructif entre les gouvernements, l'industrie et les organisations de la société civile intéressées. Mais le temps est une chose dont ne disposent pas les habitants de la Sierra Leone, de l'Angola et du Congo, touchés par la guerre. Les guerres et les atrocités se poursuivent. On compte aujourd'hui plus de réfugiés provenant de la Sierra Leone que de tout autre pays d'Afrique, et la moitié de la population du pays a été déplacée. Dans une bonne partie du pays, les écoles et les cliniques sont encore fermées, comme elles le sont depuis des années. Le RUF continue de régner en maître sur les régions diamantifères.

Certaines conclusions provisoires relatives à la question des diamants et de l'économie politique du conflit s'imposent. Les victimes – civils, femmes, enfants – sont la dimension la plus poignante et perturbante du problème. Les victimes, toutefois, sont toujours le symptôme d'un problème de plus grande envergure. Deuxièmement, l'atténuation des symptômes exige donc qu'on s'attaque aux causes. Les diamants ne causent pas le conflit, mais ils en sont la monnaie d'échange et ils ont fourni au RUF, à l'UNITA, aux rebelles du Congo et à une foule de prédateurs des motifs économiques convaincants et des occasions évidentes. Une troisième conclusion – peut-être une observation – veut qu'une fois la fonction de cette monnaie d'échange et les motifs qui la sous-tendent devenus évidents pour l'industrie du diamant, pour les gouvernements et pour les responsables des campagnes, des considérations économiques ont motivé la recherche de solutions économiques.

Ce n'est pas d'hier que les mouvements rebelles agissent pour des motifs économiques et commerciaux. Mais, traditionnellement, les programmes économiques sont loin des préoccupations de la plupart des organismes humanitaires, qu'ils soient bilatéraux, multilatéraux ou non gouvernementaux. Dans la mesure où des solutions à la question des diamants du conflit se dessinent, il faut en tirer la leçon que les relativement faibles investissements affectés à ce jour à la compréhension du problème – par les gouvernements britannique, canadien, belge et américain ainsi que par les Nations Unies et une poignée d'ONG – se sont avérés fort rentables.

Les questions de sécurité sont de toute première importance en ce qui a trait à tout effort d'extraction des diamants; les échecs des services de sécurité, tant gouvernementaux que privés, ont engendré, en partie, un comportement opportuniste et prédateur. Le recours aux entreprises de sécurité privées n'est pas nouveau dans l'industrie du diamant; mais au cours de la dernière décennie, on a vu se multiplier les préoccupations au sujet de l'érosion de la souveraineté nationale et de l'octroi de concessions minières en retour de la protection des gouvernements nationaux. La question des entreprises de sécurité privées a été soulevée à maintes reprises en Sierra Leone, en Angola et au Congo, et demeure d'actualité.

Une autre question a trait à la nature, la capacité et la capitalisation des petites entreprises minières qui ont été attirées par l'extraction des diamants en Afrique. Cette question a été examinée dans le rapport de la phase 1 de PAC sur la Sierra Leone, mais la question plus générale de l'attrait d'investisseurs dignes de confiance et compétents en Afrique, particulièrement dans les situations postérieures à un conflit, mérite d'être approfondie. Des rapports d'intégration sur ces questions et d'autres émanant des divers domaines d'étude seront affichés sur ce site au fur et à mesure de leur disponibilité.

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La sécurité humaine et le commerce international des diamants en Afrique