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    Les diamants et la sécurité humaine
    La recherche, l'éducation et le plaidoyer visant à mettre un terme aux diamants de guerre en Afrique.

    Charles Taylor doit être extradé du Nigéria pour subir un procès Print E-mail
    25 Sep 2003
    Le 25 septembre, 2003 Charles Taylor, le seigneur de guerre et ancien président du Libéria, doit être extradé du Nigéria afin de subir un procès devant la Cour spéciale des Nations Unies à Freetown, en Sierra Leone. Partenariat Afrique Canada exhorte le gouvernement du Canada et les autres membres des Nations Unies de faire tout ce qu’ils peuvent pour s’assurer que Taylor réponde de ses crimes.

    En juin, la Cour spéciale annonçait la mise en accusation de Taylor pour des crimes de guerre reliés au conflit qui a duré une dizaine d’années en Sierra Leone. Dans le contexte des pourparlers de paix, le Nigéria a offert l’asile à Taylor pour le persuader de renoncer au pouvoir dans son propre pays, ravagé par la guerre. En août, Taylor, avec famille et amis, est parti pour Calabar, emportant avec lui assez de meubles et de véhicules pour remplir trois avions, ainsi qu’une somme d’argent liquide estimée à trois millions de dollars US. Depuis sa villa au Nigéria, il continue de recevoir des visiteurs du Libéria et de maintenir des contacts réguliers avec ses partisans au pays, par téléphone cellulaire.

    Charles Taylor a commencé sa quête du pouvoir au Libéria, en 1989. Plus de 200 000 Libériens sont morts dans les années qui ont suivi, jusqu’à ce que la population, épuisée, lui donne ce qu’il voulait par le biais d’un processus électoral douteux : le pouvoir. Depuis lors, le Libéria est demeuré l’un des pays les plus pauvres et les plus mal gérés de l’Afrique. Taylor a pillé le trésor public et ravagé la dernière forêt tropicale humide du pays afin de s’offrir un train de vie somptueux en vendant le bois dur tropical. Taylor a systématiquement fomenté la guerre dans chacun des trois pays qui bordent le Libéria : la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Les pires atrocités ont eu lieu en Sierra Leone. À compter de 1991, Taylor a commandité, formé et armé le Front révolutionnaire uni (FRU), qui a pillé les ressources naturelles de la Sierra Leone, utilisant les diamants passés en contrebande au Liberia pour payer ses armes. On estime que 75 000 Sierra-Léoniens sont morts et que plus d’un million d’entre eux ont vécu comme des réfugiés pendant la majeure partie de la décennie. Le FRU a coupé les mains et les pieds de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants innocents – une tactique de terreur pour tenir la population loin des champs diamantifères.

    Les National Unies ont dû approuver l’envoi de 17 000 casques bleus en Sierra Leone. Par la suite, le Conseil de sécurité a approuvé la présence de 15 000 casques bleus au Libéria, faisant de ces interventions les deux plus vastes opérations de maintien de la paix des Nations Unies de tous les temps.

    Charles Taylor doit répondre des accusations portées contre lui par la Cour spéciale. Le Conseil de sécurité des Nations Unies et le Commonwealth doivent demander au Nigéria d’extrader Taylor immédiatement. Le fait de permettre à Taylor d’échapper à la justice envoie le pire message d’encouragement possible aux autres seigneurs de guerre, et révèle aux Sierra-Léoniens et au Libériens victimes de ses crimes que le monde ne se soucie pas suffisamment de la justice pour punir un tyran dont ont connaît les allées et venues et dont le mode de vie confortable est proprement indécent.

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