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    Les diamants et la sécurité humaine
    La recherche, l'éducation et le plaidoyer visant à mettre un terme aux diamants de guerre en Afrique.

    Inculpation du président libérien Charles Taylor Print E-mail
    30 Jul 2003
    le 4 juin, 2003 Partenariat Afrique Canada (PAC) accueille avec satisfaction l’annonce, faite aujourd’hui par le Bureau du procureur de la Cour spéciale pour la Sierra Leone, de l’inculpation du président du Libéria, Charles Taylor, qui « porte les plus grandes responsabilités dans les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les graves violations du droit humanitaire international. »

    Taylor, qui se trouve actuellement au Ghana pour participer à des négociations de paix concernant la guerre civile dans son propre pays, fait l’objet d’un mandat d’arrêt signifié aux autorités ghanéennes et transmis à INTERPOL. Le procureur a dit qu’il était impératif que les personnes qui participent aux négociations sachent « qu’elles traitent avec un criminel de guerre formellement accusé. Les négociations peuvent suivre leur cours, mais sans la participation de cet accusé. Les preuves qui sous-tendent l’approbation de cette accusation soulèvent de graves questions concernant l’aptitude de Taylor à se porter garant de toute entente, à plus forte raison d’un accord de paix. »

    En 2000, PAC a attiré l’attention internationale sur le vol des diamants de la Sierra Leone par les rebelles du Front révolutionnaire uni (FRU) en Sierra Leone, et a montré comment des centaines de millions de dollars de diamants étaient écoulés en transitant par Monrovia, la capitale du Libéria, afin de payer des armes utilisées dans l’une des guerres les plus brutales en Afrique. Enfreignant les sanctions des Nations Unies, Charles Taylor et son gouvernement ont fourni au FRU une base, de la formation, du financement et une couverture politique, des faits qu’ont corroborés des rapports subséquents des Nations Unies. Ces derniers ont mené à la mise en place en Sierra Leone de la plus grande force de maintien de la paix des Nations Unies dans le monde et à la création de la Cour spéciale, qui vient d’inculper Taylor.

    PAC a aussi produit des rapports sur le rôle qu’a joué Charles Taylor dans des attaques contre la Guinée et dans la vaste déstabilisation régionale, qui touche entre autres la Côte d’Ivoire.

    Le coordonnateur de la recherche de Partenariat Afrique Canada, Ian Smillie, a dit aujourd’hui : « Cette inculpation envoie un puissant message international concernant la justice et le pouvoir de la loi aux personnes qui fomentent les guerres et les violations des droits de la personne, où que ce soit. Il n’y a pas d’impunité pour les crimes de guerre. »

    Smillie, qui a été membre en 2000 à un Groupe d’experts du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la Sierra Leone, a dit espérer que le gouvernement du Ghana livrera Taylor à la cour immédiatement. « Et le Conseil de sécurité doit maintenant prendre des mesures immédiates au Libéria afin d’assurer qu’aucun vide de pouvoir ne puisse mener à des atrocités encore pires que celles qu’ont connues les Libériens sous le règne de Taylor. Le temps est venu de mettre en place au Libéria une force restreinte, bien équipée, dont le mandat sera de commencer à travailler à l’établissement d’une véritable paix durable. »

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